Fujifilm et moi

Tout commença avec l’émergence des boitiers (H)DSLR pouvant filmer en HD et bien plus tard, en 4K. Il était simple, lors de mon passage en école de cinéma, de fabriquer de petits films avec un rendu professionnel à moindre coût. Un trépied, un boitier, un objectif, un peu de lumière, une prise de son externe et tout y était ! La marque Canon a révolutionné l’industrie cinématographique en proposant au photographe de filmer en plus de photographier. Tout ceci est devenu un phénomène de société et de mode, encouragé par les grands studios franchissant eux-même le pas. On relèvera donc que le long métrage Rubber est le premier film à avoir été présenté au festival de Cannes 2010 et tourné entièrement au 5D MKII. Citons comme autre exemple une série mettant en scène un célèbre docteur – House M.D – sachez que l’épisode final de la série a lui aussi été mis en boite avec un 5D MKII.

Que ce soit à l’école, avec des amis pendant les vacances, la joie de concevoir des films de qualité à moindre coût et avec une logistique des plus aisée était présente. Les années se sont écoulées et mon avis a changé. Je trouvais le rendu de ces boitiers très démocratisé, les images se ressemblaient aussi bien en vidéo qu’en photographie. Le poids était également une contrainte lors des journées de mariage. Ce sont des boitiers performants pouvant vite devenir lourd s’ils sont couplés à des longues focales. C’est alors que Fujifilm, un célèbre fabriquant de matériel photographique analogique et numérique lança un appareil photo hybride compact : le X100, le premier de la gamme « X-series » qui plus tard, se fera une solide place dans le monde photographique.

Je connaissais Fujifilm pour leurs optiques cinéma qui avaient bonne réputation. Lors de mon stage chez Photocinerent, ils avaient sorti un objectif cinéma avec commande servomoteur (Cabrio 19-90), permettant une utilisation ENG, comprenez, pour la télévision. Le module était également détachable pour une utilisation de type PL, pour le cinéma. N’oublions pas que Fujifilm représente la pellicule photographique – à l’instar de Kodak – utilisée par les amoureux de l’argentique et les professionnels du cinéma ; celle qui nous a fait rêvé de nombreuses années et qui se raréfie des nos jours. La qualité des objectifs cinéma ainsi que le rendu des teintes et détails me confortait dans mon choix d’acheter un appareil hybride de la marque Fujifilm, compact, léger et fidèle (peau, température de couleur, détails). le x100 remplissait ces critères, je franchis donc le pas et la satisfaction fut au rendez-vous !

Le x100 est un appareil photo numérique hybride ne possédant qu’une seule focale fixe de 23mm (équivalent du 35mm en 24×36). Avec son look rétro, il m’a séduit pour la photo de rue, voire de paysage. Il m’a accompagné quelques temps jusqu’à ce que je décide de prolonger l’aventure et de passer à la gamme au-dessus. C’est alors que Fujifilm sortait son dernier né de la gamme X, le X-E2 (image ci-dessous). Ce boitier permet d’inter-changer les objectifs développés par la société et que j’apprécie fortement pour leur finition, solidité et fidélité. Ce boitier se voit doter d’un nouveau capteur, d’une résolution augmentée par rapport au x100 bien entendu, il possède des courbes reproduisant les émulsions argentiques, un capteur avec une construction totalement différente des DSLR qui eux ont une matrice de Bayer et bien d’autres…

La gamme « X » de Fujifilm fut un coup de cœur pour moi, une vraie révélation. Pour mon usage, ils sont parfaits : légèreté, résolution, qualité, discrétion, look rétro, rendu propre de la marque. En attendant peut être un futur X-T2, je vous recommande de découvrir la marque à travers leur site internet.

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